Des drones pour surveiller le réseau SNCF
Afin de mieux surveiller son réseau ferré, la SNCF vient d'annoncer qu'elle avait déjà testé un drone. Une pratique qui pourrait bien se généraliser sur l'ensemble du réseau.
"C'est une première mondiale. Le drone, équipé de deux appareils photo, un grand angle et un autre haute résolution, prend des images haute définition de l'ouvrage, sans que la circulation des trains soit interrompue." La déclaration est de Jean-Jacques Thomas, responsable Innovation et Recherche à SNCF Infra, à propos du premier essai de drone sur le réseau SNCF, réalisé entre Gard et Vaucluse. Ce moyen de surveillance est une petite révolution puisque jusqu'à présent, la SNCF était obligée de réaliser l'opération via des trains-travaux qui ne pouvaient circuler que durant la nuit, lorsque les trains ne sont plus en circulation. Pas très pratique, d'autant que la surveillance complète d'un pont pouvait prendre plusieurs nuits et mobiliser plusieurs employés.
Le premier test de drone a permis de surveiller bien plus rapidement qu'à l'habitude le viaduc ferroviaire de Roquemaure et notamment d'analyser l'évolution des microfissures. Le drone, disposant d'une autonomie de 20 minutes, était piloté par un employé au sol qui analysait en live les images filmées par l'appareil volant.
La phase d'expérimentation n'est pas terminée, mais semble déjà être très concluante et la SNCF devrait déployer ses drones dès l'année prochaine afin d'améliorer considérablement la surveillance de son réseau en limitant les risques de vols de matériel, surveillant les caténaires, détectant les éventuels obstacles sur les voies ferrées ou vérifiant le bon état de fonctionnement des différents systèmes d'aiguillage. Et pour le retard des trains ? On verra plus tard ça ! La SNCF a signé un partenariat avec l'aviation civile pour que cette dernière analyse les besoins de la société en termes de drones et faire ainsi évoluer la réglementation concernant l'utilisation de ces objets volants motorisés.