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Test GhostWire Tokyo PS5 : une expérience captivante et un poil courte qui vaut le détour

De Guillaume Chagot - Posté le 21 mars 2022 à 17h01 dans Jeux vidéo

Connu comme le maître de l'horreur, Shinji Mikami a obtenu ses galons avec des licences phares comme Resident Evil et Dino Crisis. Ces dernières années, l'horreur fut notamment partagée via The Evil Within, et ses séquences d'horreur psychologique. Et après deux très bons opus, voilà que Mikami change de genre avec GhostWire Tokyo, un jeu d'action-aventure conçu spécialement pour la PlayStation 5. Nous avons eu l'occasion de le tester, l'heure pour nous de vous partager notre verdict. 

visite dans la capitale japonaise

Présenté pour la première fois au grand public en 2019, GhostWire Tokyo doit sortir sur PlayStation 5 et PC ce vendredi 25 mars. Dans ce jeu d'action-aventure, les joueurs sont plongés dans un Tokyo complètement vide. 99 % des habitants de la capitale japonaise se sont volatilisés sans crier gare, ne laissant derrière eux que leurs vêtements. Derrière cet incident paranormal, une invasion de yokai menée par le mystérieux Hannya. Le folklore surnaturel japonais a donc envahi les rues et quelqu'un va devoir se charger de nettoyer tout ça. Ce quelqu'un, c'est bien évidemment le protagoniste. Un jeune homme du nom d'Akito, qui se retrouve à héberger un esprit du nom de KK alors qu'il se trouve entre la vie et la mort. 

Le duo va devoir, cohabiter dans un premier temps, avant de faire équipe pour résoudre les mystérieux déboires de cet antagoniste masqué. Et pour ça, Akito peut compter sur la maîtrise des pouvoirs élémentaires de KK. Vent, eau, feu, le jeune homme se retrouve désormais capable de maîtriser les éléments. A chaque pouvoir sa spécificité. Le vent fera fureur à distance avec des attaques rapides et précises, l'eau brillera à courte distance quand le feu se chargera d'infliger d'énormes dégâts de zone. A vous d'opter pour l'élément le plus adapter à la situation. Pour attaquer, Akito peut charger ou non ses attaques. Attention toutefois, les munitions sont limitées, il convient donc de savoir viser correctement pour ne pas épuiser trop rapidement ses réserves. 

Fort heureusement, il existe de nombreuses manières de regagner rapidement des munitions, à commencer par la destruction d'éléments surnaturels présents dans le décor. Pour envoyer lesdits éléments, Akito se base sur des mouvements précis de ses doigts. Des animations réussies, prenantes et immersives (davantage encore grâce à la vue à la première personne), qui dynamisent les combats. Dans GhostWire: Tokyo, vous faites face à un bestiaire tout droit tiré du folklore japonais. Un bestiaire complet et varié qui s'étoffe au fil de l'aventure. Des variations d'ennemis plus puissantes qui viennent corser l'affrontement. Pour les vaincre, il est possible d'opter pour un duel en face à face, à base d'attaques multiples, de contres et d'esquives, ou de la jouer de manière furtive. 

un bestiaire qui fait mouche

Les ennemis sont alimentés par un coeur. Au fil des attaques, ce coeur se dévoile et il est alors possible de l'extraire à l'aide d'une combinaison de touches. Plusieurs ennemis peuvent ainsi être extraits en même temps, à condition de les avoir à portée. Attention tout de même, extraire ces coeurs prend du temps. Et pendant ce laps de temps, Akito est vulnérable. Il convient donc de bien timer son coup pour ne pas prendre des dégâts inutiles. A noter qu'il est tout de même possible de vaincre ces ennemis en leur infligeant de nouveau des dégâts alors que leur coeur est exposé. Des combats tactiques qui prennent encore en stratégie à mesure que les niveaux sont gagnés. Car oui, dans GhostWire: Tokyo, il est possible de gagner de l'expérience et des niveaux. 

A mesure de cette prise de puissance bienvenue, Akito augmentera sa barre de vie, qui peut être restaurée via des consommables achetés chez les marchands, ou trouvés dans Tokyo, mais également ses points de compétences. 10 points par niveau, de quoi augmenter ses compétences via trois arbres dédiés. L'un se focalise sur les utilitaires, le deuxième sur les tissages d'éthers (les compétences de combat) et le dernier sur les compétences secondaires. L'augmentation des compétences est bien pensée et chaque point dépensé est rapidement ressenti. Les gains de niveau sont relativement rapides, de quoi parcourir ces arbres de compétences pour en adopter les compétences qui correspondent le plus à votre gameplay. 

En plus des tissages d'éther, il est possible de se frayer un chemin parmi ce Tokyo vidé de ses âmes grâce à un arc un peu spécial. Trouvé rapidement dans l'aventure, il permet d'éliminer les ennemis à distance sans se mouiller. Les flèches dans la tête sont particulièrement efficaces, attention tout de même à la trajectoire du tir. Avec son combat dynamique, à distance ou plus rapproché, GhostWire: Tokyo parvient à rendre ses affrontements uniques. Une performance salutaire qui permet de retarder la redondance inévitable de son exploration. 

google maps n'a qu'à bien se tenir

Plongé dans un Tokyo à l'échelle 1:1 et à la verticalité très appréciable - il est possible de se balader à la cime des immeubles grâce à des démons volants - Akito va devoir explorer les moindres recoins de la capitale japonaise à la recherche de ses objectifs mais également des nombreux secrets qu'elle renferme. Une reproduction à applaudir qui immerge complètement, alors que la direction artistique se charge, de son côté, de délivrer toute la magie à laquelle nous ont habitué les productions de Mikami. Les détails ne manquent pas : des animaux sans maître aux esprits errants en passant par les embuscades ennemies et les échoppes tenues par des yokai. Les scènes de vie apocalyptiques semblent comme suspendues dans le temps, alors que ce Tokyo dévasté change au gré des altérations provoquées par Hannya. 

Les explorations de bâtiments sont rapidement récompensées, bien qu'elles aient tendance à vite se ressembler. Un sentiment de déjà-vu se fait ressentir assez rapidement au fil de l'exploration, la faute à une formule qui manque de peps après plusieurs heures. Bâtiments tokyoites, rues vides, combats, portails torii, un système qui perd en goût après plusieurs purifications. Fort heureusement, GhostWire: Tokyo parvient à capter l'attention du joueur grâce à son atmosphère atypique qui vaut le détour. Les transformations en temps réel du décor, à l'image d'une hallucination démoniaque, sont tout bonnement à applaudir. Cerise sur le gâteau : les passages dans des zones, que nous décrirons comme spéciales, méritent une petite capture d'écran pour le postérité. La grande force de ce GhostWire: Tokyo, c'est avant tout sa direction artistique. 

Le travail achevé est à saluer, d'autant que certaines quêtes annexes viendront se présenter comme de belles tranches de vie à conclure. Les quêtes en question vous seront données par des esprits ou des yokai. Ces esprits, que vous pourrez aider, vous récompenseront gracieusement. Mais pour tenter de repeupler Tokyo et surtout, contrecarrer les plans d'Hannya, vous devrez capturer tous les esprits errants via vos katashiro (des petits bonhommes de papier). Une excellente manière de récolter de l'expérience et de l'argent, tout en sauvant Tokyo au passage. Les esprits sont particulièrement présents en hauteur. Il vous faudra donc arpenter la cime de la capitale pour en récolter un maximum. 

Des petites énigmes de plateforme sont dispatchées ici et là pour mettre vos méninges à l'épreuve quand l'invocation d'un Tengu personnel a tendance à solutionner le problème rapidement. Avec son Tokyo dévasté, GhostWire: Tokyo joue la carte des petits détails. On parle ici de "visite guidée", avec des lieux incontournables à visiter, que la carte s'empresse de marquer au fer rouge dans l'éventualité où vous souhaitiez revenir sur vos pas par la suite. Côté récit, les épreuves affrontées par Akito et KK se veulent appréciables au début avant d'affronter un gros ventre mou. Un problème à souligner pour une quête principale de 7 heures environ qui prend en saveur avant d'être sublimée par un dernier tiers. L'apogée de la campagne mérite son pesant d'or avec un final qui risque de vous faire verser quelques larmes. Le doublage y est également pour beaucoup, et les traductions sont de bonnes factures, renforçant l'immersion. 

Conclusion  

Avec son bestiaire riche, ses combats dynamiques aux animations de doigts à marquer d'une pierre blanche, son Tokyo fidèlement retranscrit et son histoire au final bouleversant, GhostWire: Tokyo se présente comme une expérience incontournable pour les fans de Mikami ou les joueurs qui souhaiteraient visiter la capitale japonaise dévastée mais fidèle. Son bestiaire folklorique complet, ses tissages d'éther et son exploration (en particulier verticale) sont également à souligner. Mais GhostWire: Tokyo n'est pas parfait et son histoire inconsistante, trop courte (comptez 7h d'un bout à l'autre), et sa redondance viennent ternir le tableau. Malgré tout, GhostWire: Tokyo est un très bon jeu qui réussit là où il s'aventure, même si la formule mérite d'être sublimée. Une direction artistique qui devrait aisément convaincre même les plus réfractaires. 

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Mots-Clés : GhostWire: TokyoBethesdaTango GameworksjeuTestplaystation 5direction artistiqueShinji Mikami

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Commentaires (2)

Par Montre, il y a 5 mois :

J'aime les exclu PS5, Xbox poubelle

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Par PC, il y a 5 mois via l'application Hitek (en réponse à Montre):

Oui, vivement que ton exclu PS5 sorte sur Gamepass, vivement les Prochaines exclu Bethesda Starfield ! TES 6 ! Spyro ! Crash Bandicoot ! Ect… tous ça dans le Gamepass, pleure FanBoy Sony de merde, tu vois moi j’aime les jeux video, j’aime PlayStation avec ces gros triple A Solo de ouf, j’aime l’univers Nintendo avec ses Mario, Pokémon, metoid ect, j’aime Xbox avec sa diversité de Jeux qui propose de Forza, Fable, Halo, et leur prochaine production, ducoup tous les FanBoy vous êtes des déchet qui n’aiment pas le jeux video.

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