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Test Deathloop : une journée sans fin incontournable qui va vous faire adorer la mort

De Guillaume Chagot - Posté le 15 septembre 2021 à 17h42 dans Jeux vidéo

Après Dishonored et ses extensions, Dishonored 2 et Prey, les studios Arkane Lyon ont pris la direction de la PlayStation 5 et du PC pour y présenter Deathloop, leur nouveau jeu haut en couleurs où la mort a des allures de gueule de bois. Un jeu qui s'est présenté comme l'un des titres à suivre en 2021 et dans lequel vous devez parvenir à stopper une boucle temporelle activée par des sociopathes en quête d'un jour sans fin pour faire la fête sans se soucier du lendemain. Nous avons eu l'occasion de le tester, l'heure pour nous de vous partager notre verdict. 

gueule de bois assurée

Dans Deathloop, les joueurs incarnent le personnage de Colt. Un grand gaillard à la langue bien pendue et à l'humour prononcé qui se réveille amnésique sur une plage avec le sentiment d'avoir pris part à une soirée trop arrosée. Mais rapidement, ce dernier se rend compte qu'il est piégé sur l'île de Blackreef, un bout de terre isolé et froid peuplé d'innombrables sociopathes qui vivent et revivent sans cesse le même jour. Pas de marmotte au menu, mais une machine bien rodée avec, aux commandes, huit "visionnaires". Le principe se veut simple, sur le papier du moins : tuer les huit visionnaires pour briser la boucle et enfin tourner la page. Pour le mettre sur la bonne voie, des phrases dessinées dans les airs lui donneront des indications, à la manière d'hallucinations, mais surtout Julianna, sa rivale du moment, une assassin qui semble le connaître sur le bout des doigts. 

Après une première heure assez dirigiste, Deathloop laisse place à un monde semi-ouvert divisé en quatre vastes niveaux, à savoir le Complexe, Updaam, la Baie de Karl et le Rocher de Fristad. Pour botter la redondance en touche, ces environnements pourront être visités à différents moments de la journée. Que vous visitiez les lieux au matin, le midi, durant l'après-midi ou en soirée, les décors ne changeront pas forcément, mais les événements qui s'y déroulent, si. Et puisque la journée se répète sans cesse, vous devrez parvenir à élaborer un plan suffisamment bien ficelé pour éliminer Charlie Montague le créatif, Fia Zborowska l’artiste, Harriet Morse la coach en développement personnel, Egor Serling l’explorateur, Frank Spicer le musicien, Aleksis Dorsey le fêtard, Wenjie Evans la scientifique et Julianna Blake, votre rivale de chaque instant.

Huit visionnaires aux caractères atypiques, aux hobbies parfois difficiles à justifier et aux destins liés. Seulement, les grands pontes de Blackreef sont dispatchés à droite et à gauche, défendus par une horde de soldats masqués et armés jusqu'aux dents. Mieux encore, ces derniers sont conscients de votre présence et abattre un visionnaire risque d'en faire fuir un autre. Vous devrez alors vous renseigner pour les réunir et ainsi les abattre en une seule et unique journée. Une dernière journée durant laquelle, à la manière des autres jeux du studio, vous explorerez les lieux à la recherche d'informations. Documents papier, mails, discussions de visionnaires, tous les moyens sont bons pour glaner des informations. Des bruits de couloir qui vous permettront ensuite d'apprendre que tel visionnaire va rejoindre tel visionnaire si telles conditions sont réunies. 

attrape-moi si tu peux !

Un Hitman à la sauce Arkane qui fonctionne à merveille, mis en lumière par un level design tout bonnement parfait qui permet au joueur de terminer sa journée comme il le souhaite. Entre les tests de plans, la récolte d'informations et les tentatives pures et dures pour abattre les visionnaires, Deathloop se veut rafraîchissant à chaque instant. Et alors que revivre une même journée encore et encore pourrait avoir des saveurs redondantes, le jeu pimente l'aventure grâce à sa partie pouvoirs. A la façon d'un Dishonored, Colt peut ainsi utiliser différents pouvoirs, récupérés ici et là. Des pouvoirs variés qui vous permettront d'avancer plus sereinement dans les tréfonds de Blackreef. Et si vous préférez faire parler les armes, Deathloop vous séduira via son arsenal complet, composé de pistolets, d'une machette, de fusils de précision ou encore de mitraillettes de différentes raretés. 

Mais attention, mourir ou recommencer une journée résulte en la perte pure et dure de vos biens durement acquis. Pour vous permettre de les garder, vous devrez compter sur le résiduum, une ressource à récolter sur les visionnaires ou sur différents objets. En échange de résiduum, vous pourrez conserver sur le long terme armes, pouvoirs et breloques (des améliorations). Néanmoins, tous les matins, vous devrez récupérer votre Hackamajig, une radio sur mesure capable de pirater les autres appareils électroniques de Blackreef. Mettez de votre côté les tourelles automatiques ou désactivez les capteurs de mouvements afin de ne prendre aucun risque, Deathloop vous propose de mener à bien votre périple comme vous le souhaitez. 

Tuer les ennemis n'est pas obligatoire, bien que les visionnaires doivent être éliminés pour le besoin de la mission globale. Outre la machette ou les armes à feu, Deathloop vous offre la belle opportunité d'asséner un gracieux coup de pied pour faire valser vos ennemis. Une prouesse athlétique qui résulte souvent en une scène cocasse et une victime de plus à votre palmarès. Pour corser le tout, sachez que Juliana prendra un malin plaisir à envahir vos parties. Contrôlée par l'IA ou par un autre joueur, elle devra tout faire pour protéger la boucle. Armée jusqu'aux dents, elle ne dispose cependant que d'une seule vie, contrairement à Colt qui en a trois. 

le jour sans fin le moins redondant de l'histoire

Mourir n'est pas forcément grave dans Deathloop. Au contraire, chaque mort vous renseigne davantage sur les événements clefs de Blackreef, les habitudes de vos antagonistes et les passages à prendre ou à éviter. Un level design particulièrement malin soutenu par une ambiance années 60 psychédéliques réussie qui font de Deathloop un dépaysement bienvenu qui ne se prend pas au sérieux. Ses personnages sont délicieux, portés par des dialogues loufoques qui collent parfaitement à cet univers déjanté. Mais la force de Deathloop réside dans son histoire et surtout l'acquisition d'informations. Le joueur est souvent amené à revenir sur ses pas, alpagué par une nouvelle piste à explorer, qui peut se solder par un échec ou une réussite. Quoiqu'il en soit, Colt ne meurt jamais, alors autant essayer. 

Plus le joueur avance et moins la mort se veut punitive. Du temps de perdu au pire, des informations glanées, au mieux. Et puisqu'il est possible de choisir le moment de la journée où débuter, chaque tentative est personnalisée pleinement. Pour sa partie graphique, Deathloop peut tout de même mieux faire. Une exclusivité PS5 qui n'a pas forcément à en être une, le jeu étant loin de la démo technique. Un titre aux allures de jeu PS5 qui n'est pas une révolution next-gen. De plus, quelques petits bugs de collision peuvent impacter votre exploration. Attention donc lorsque vous arpentez les falaises de Blackreef. 

Conclusion

Il est facile d'admettre que Deathloop est un très bon jeu. Que vous incarniez Colt ou Julianna, Blackreef se dévore du regard, vous présentant constamment un nouveau détail ou une nouvelle piste à suivre. Bien que les ennemis lambdas ne posent aucun problème à votre avancée, une invasion de Julianna se présente comme une menace concrète. Une ambiance déjantée à la sauce Arkane qui colle parfaitement à ce level design ouvert et bien pensé. La narration se veut bien ficelée, malgré une fin qui tombe légèrement comme un cheveu sur la soupe. Mais quoiqu'il en soit, avec son gameplay fluide et dynamique, ses gunfights explosifs et son jeu d'enquêteur sublimé par l'expérience du studio, Deathloop est l'une des plus belles pépites de cette année. Son exclusivité PS5 n'est toutefois présente que pour apporter de l'intérêt à la nouvelle console de Sony. 

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Mots-Clés : DeathloopTestjeutitreArkane LyonBethesdaPS5exclusivitéColtJulianna

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Commentaires (2)

Par tetard, il y a 2 semaines :

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Par Glandalf, il y a 1 semaine :

Il m'a l'air vraiment fou. Surtout que j'aime ce studio.

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