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Découverte du plus vieil ADN du monde et il date de plus d'un million d'années

De Jordan - Posté le 18 février 2021 à 9h59 dans Science

Grâce à l'ADN et au code génétique qu'il embarque, les scientifiques sont en mesure de retracer l'évolution des espèces qui sont ou ont été de passage sur la Terre. Bien entendu, l'ADN ne se conserve pas indéfiniment. Un ADN se désagrège de moitié tous les 521 ans, ce qui signifie qu'au bout de 1,5 million d'années, il est impossible d'en retrouver une trace. En théorie... Car sur le terrain, en fonction des conditions et des mécanismes de fossilisation, la durée de conservation d'une molécule d'ADN est encore raccourcie. Ainsi, le plus vieil ADN découvert date de 700 000 ans et provenait d'un cheval. Sauf qu'aujourd'hui, des chercheurs sont parvenus à mettre la main sur un bout d'ADN de mammouth vieux de 1,2 million d'années.

Un nouveau record pour de l'ADN séquencé

C'est un record du monde et ce sont les chercheurs suédois qui ont pu faire cette découverte en mettant la main sur trois molaires ressorties du pergélisol sibérien dans les années 70. Ces fossiles ont dévoilé de l'ADN mitochondrial de trois mammouths dont deux d'entre eux sont morts il y a plus de 1,2 million d'années.

Le code génétique ne s'est pas révélé comme par magie aux chercheurs. Ces derniers ont dû le reconstituer de façon minutieuse puisque le génome s'était fortement dégradé au fur et à mesure du temps.

Les deux pachydermes les plus vieux ont été baptisés Krestovka et Adycha. Tous deux ont vécu sur notre planète il y a plus de 1,2 million d'années. Le premier est issu d'une lignée génétique de mammouths qui a divergé d'autres mammouths sibériens. Cette lignée était jusqu'à maintenant inconnue. Le deuxième est un mammouth des steppes. Le troisième spécimen, Tchoukochya, est mort il y a 700 000 ans et serait l'un des premiers mammouths laineux.

Les scientifiques ont également pu découvrir que les gènes ont pu permettre aux mammouths de s'adapter aux périodes de glaciation.

Vers de l'ADN encore plus ancien ?

L'étude souligne que les chercheurs suédois se sont basés sur les données géologiques des endroits où ont été découvertes les molaires pour réaliser ces estimations. Les données du génome mitochondrial indiquent cependant que le plus vieil individu serait âgé de 1,65  million d'années et le second, de 1,34 million d'années. Cependant, peu importe l'estimation, elle reste toujours nettement plus ancienne que le précédent record du plus ancien ADN séquencé.

Désormais, avec cette découverte, les chercheurs pensent pouvoir remonter encore plus loin dans la recherche d'ADN en parvenant à mettre la main sur du code génétique vieux de 2 à 2,6 millions d'années en prélevant des échantillons dans des fossiles extraits du permafrost. Cela signifie que ce nouveau record risque d'être battu prochainement...

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Source(s) : iflscience.com

Mots-Clés : adnmammouthrecordSibériemolairecode génétiqueFossiles

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Commentaires (3)

Par jeanLucaseco, il y a 2 ans :

Ah oui quand même

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Par Redson, il y a 2 ans :

C'est bien sympa tout ça, mais quand est ce qu('on les clones ?

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Par L0v3Maxou, il y a 2 ans via l'application Hitek (en réponse à Redson):

J’ai dépensé sans compter

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