Nintendo Switch 2 : Mario Kart World à 90 €, pourquoi ça pose problème
Après des mois de spéculations, la Nintendo Switch 2 s'est totalement dévoilée à nous durant le dernier Nintendo Direct. Jeux, capacité, date de sortie... Vous retrouverez tout dans cet article. En le parcourant, vous découvrirez aussi le prix de la console et des jeux, et, nous vous prévenons par avance, cela ne va pas vous plaire. Plus que le coût de la console, c'est celui des jeux qui fait jaser. Avec un Mario Kart World à 90 euros, cela pose de nombreuses questions sur la stratégie actuelle de Nintendo, mais surtout sur le futur de l'industrie vidéoludique.
Nintendo Switch 2 : un Nintendo Direct qui fait mal au portefeuille
Tous les fans de Nintendo et de jeux vidéo en général attendaient avec impatience le Nintendo Direct dédié à la Switch 2. L'événement d'une heure a ébloui tout le monde. Big N a présenté pas moins de 31 jeux, ce qui est énorme. S'ajoutent à cela les jeux GameCube qui seront jouables sur la console, chose qui était très attendue par les fans, mais aussi de nouvelles fonctionnalités liées au online. Néanmoins, de l'émerveillement, nous sommes très vite passé à la désillusion en voyant les prix.
L'après Nintendo Direct était digne d'un réveil compliqué après une soirée bien arrosée. Nintendo a dévoilé les prix de sa console et de ses accessoires, et ça pique. Pour vous offrir la nouvelle console de Big N, il faudra débourser 469,99 euros dans sa version standard, et 509,99 euros pour celle avec Mario Kart World en version numérique. Avec la manette Nintendo Switch Pro 2 à 89,99 euros, celle GameCube à 69,99 euros et la caméra servant pour la nouvelle fonctionnalité Game Chat à 69,99 euros, on se retrouve avec un panier bien garni. Celui-ci l'est encore plus avec le prix des jeux. Donkey Kong Bananza a installé la barre basse avec ses 79,99 euros, tandis que Mario Kart World a placé la barre haute avec ses 89,99 euros pour le format physique. Les prix sont exorbitants, trop même pour Nintendo.
Nintendo s'éloigne de son côté familial
Nintendo a depuis plusieurs années l'étiquette d'une société familiale. Cela indique que ses produits vidéoludiques sont plus abordables que la concurrence. Avec le prix des jeux de la Nintendo Switch 2, nous nous éloignons clairement de cette image. Big N retourne sur une gamme de prix qui n'avait plus été vu depuis la GameCube. Pour vous acheter Luigi's Mansion en 2002, il fallait débourser 60 euros, ce qui donne environ 87 euros en 2025 avec l'inflation. Avec le temps, au lieu d'augmenter le prix comme la concurrence, Nintendo est resté à 60 euros, et ce, jusqu'à la Switch, certains titres étant même moins cher. L'annonce de la Switch 2 a totalement changé ça.
Grâce à Donkey Kong Bananza, nous voyons qu'un jeu standard en numérique coûtera 69,99 euros et en physique 79,99 euros. Pour Mario Kart World, l'ajout de 10 euros dans les deux cas n'est toujours pas justifié, bien que nous pouvons imaginer que cela concernera des plus gros titres. Nous pouvons constater que Nintendo se base dorénavant sur les prix du marché, et va même plus loin. Aujourd'hui, un jeu PS5 neuf coûte 69,99 euros en physique et 79,99 euros en numérique, et rien qu'avec ça, nous pouvons voir qu'il y a un gros problème. Le coût de la vie étant toujours en hausse, quelle famille dépenserait autant pour ses enfants ? Nintendo n'est certes pas le seul à blâmer, mais s'il y avait bien une société qui ne devait pas aller sur ce terrain-là, c'était bien elle.
Le prix des jeux Nintendo Switch 2 est-il justifié ?
Si les prix des jeux augmentent, c'est parce que leur coût aussi. On parle dorénavant de centaines de millions d'euros pour certains titres. C'est le cas notamment de Nintendo avec The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom qui avait coûté 180 millions de dollars, presque autant que God of War : Ragnarok, et qui avait justement un prix un plus cher que la moyenne. Néanmoins, des Tears of the Kingdom, il n'y en a pas tout le temps. Se pose ainsi la justification du prix vis-à-vis de la puissance.
La Switch 2 dépasse clairement les capacités de sa grande sœur, mais reste équivalente à celle d'une PS4. C'est une bonne nouvelle pour les éditeurs tiers qui peuvent sortir convenablement leurs jeux, toutefois c'est très mauvais pour les joueurs. Les jeux sont trop chers pour la puissance de la console, d'autant plus que la Switch 2 ne possède même pas un écran OLED pour en profiter dans des conditions optimales. Cette hausse de prix est très problématique et pourrait malheureusement donner des idées à la concurrence.
L'impact des prix des jeux de la Nintendo Switch 2 sur l'industrie
Nintendo a ouvert la boîte de Pandore. Nous vous avons beaucoup parlé de la possibilité de voir un GTA 6 à 100 euros. Eh bien, avec un Mario Kart World à 90 euros, plus rien n'empêche Rockstar de le faire, voire même d'aller plus loin. C'est très inquiétant pour l'avenir du jeu vidéo qui va devenir, encore plus qu'aujourd'hui, un loisir pour les gens aisés. Cet avenir est d'autant plus sombre pour le format physique.
Avec sa Switch 2, Nintendo a fait le choix de rendre les jeux en format physique plus cher que ceux en numérique, faisant ainsi l'inverse de la concurrence. Si on ajoute à cela les boîtes de jeux vendus sans cartouche, nous comprenons vers quoi la firme et l'industrie en général souhaitent aller. En tuant le format physique, c'est le marché de l'occasion qui va disparaître. Déjà que les jeux Switch étaient rarement en seconde main, Nintendo ajoute ici un clou dans le cercueil.
Bien que ce constat est alarmant concernant l'industrie, nous vous informons que vous pourrez trouver les jeux Switch 2 à des prix plus accessibles dans certains magasins. Par conséquent, si vous comptez vous offrir la console, nous vous conseillons grandement de le faire pour ne pas vous ruiner.
Il y a 10 ans, un ticket de cinéma, c'était environ 6.50€, et aujourd'hui, on est plutôt sur du 7.50€ / 8€.
Donc non, le fait que les prix des jeux vidéos ait augmenté n'est pas choquant, ni un problème. La seule chose qui est choquante, c'est que les salaires n'aient pas augmentée proportionnellement à l'inflation, mais ça, c'est un autre sujet et un autre combat.