Batman : 9 moments gênants qu’on voudrait bien oublier

3 avril 2025 à 16h01 dans Cinéma

Si Batman est l’un des super-héros ayant eu droit à certaines des meilleures adaptations, force est de constater que certaines proposent également leur lot de scènes pénibles à lire ou à regarder. Petit retour donc sur certains des moments les plus gênants de l’histoire de l'univers de Batman.

Batman : 9 moments gênants qu’on voudrait bien oublier

#9 Batman fait un remake de Pacific Rim

Sorti en 2016, Batman Unlimited: Machines contre Mutants est une madeleine de Proust pour de nombreux fans ayant grandi en chérissant leur précieux DVD. Cependant, une fois la nostalgie mise de côté, il faut tout de même reconnaître que ce film d’animation franchit à plusieurs reprises les limites du ridicule. Ici, Batman doit déjouer un étrange plan du Pingouin et de Mister Freeze. Les deux méchants ont découvert un moyen de transformer Killer Croc et Bane en géants, qui décident d’attaquer Gotham comme s’ils étaient King Kong et Godzilla. Mais heureusement, Batman et Green Arrow avaient anticipé que ce genre d’événement pourrait arriver et ont tous deux construit en secret d’énormes méchas qui leur permettent d’affronter les mutants géants. C’est très drôle, ça a généré de super ventes de jouets chez le regretté magasin Toys “R” Us, mais ce ne sont pas vraiment les moments les plus glorieux du héros.

batman unlimited mechs vs. mutants

#8 Batman préfère le McDrive

Après le succès en demi teinte de l’excelent Batman : Le Défi, jugé trop sombre et étrange, Warner Bros. décide d’adopter une approche plus familiale pour Batman Forever. Exit Tim Burton et Michael Keaton, place à Joel Schumacher à la réalisation et au regretté Val Kilmer sous le masque. Pour marquer ce virage plus léger, le studio choisit une introduction aussi surprenante que relativement génate pour son nouveau Batman.

Batman forever afred I

Après quelques plans classiques de la Batcave et la révélation de la nouvelle Batmobile (la précédente ayant en parti été détruite dans le film précédent), Alfred interrompt le héros pour lui proposer… un sandwich. Déjà étrange, le moment devient carrément absurde lorsque Batman, sûr de sa punchline, réplique : "I'll get drive-thru" (autrement dit, "Je préfère passer au McDrive").Si l’objectif était de désacraliser le héros torturé des films de Burton, c’est réussi, mais peut-être un peu trop radical, non ?

#7 Batman fait des courses de Monster Trucks

La Bat-Monster Truck est un véhicule apparu dans le comics Batman: The Cult. Même si cette version de la Batmobile est sans doute l'une des plus ridicules du célèbre véhicule, elle n’est que l’un des nombreux délires qui ont émaillé une saga vieille de plus de 85 ans.Le vrai moment gênant dans l’exploitation de la franchise Batman, c’est plutôt lorsque un véritable Bat-Monster Truck est arrivé dans les compétitions officielles aux États-Unis. En effet, en 2006, un Monster Truck officiel aux couleurs de Batman, soutenu par DC, a fait son apparition dans ces compétitions très populaires au pays du fromage en spray.

bat monster truck

#6 Robin cache son identité secrète derrière sa vraie identité

Aujourd'hui, il est difficile de justifier le pseudonyme de Robin dans une adaptation contemporaine de l'univers de Batman. À l'origine, Robin est un personnage apparu pour un jeune public, dans des comics souvent bien plus naïfs et premiers degrés que ceux apparus après les années 1980. En tant que miroir joyeux de Batman, Robin contrastait avec la sombre chauve-souris de Bruce Wayne. Si ce dernier s’identifiait à un animal potentiellement effrayant pour combattre le crime, Dick Grayson choisissait, lui, le rouge-gorge (Robin en anglais), un oiseau lumineux lui permettant ainsi d’apporter un peu de légèreté.

dark knight rises John Robin Blake Tim Drake comics

Cependant, au fil des années, certains auteurs ont cherché à réinventer ce pseudonyme. Dans Batman Forever, par exemple, Robin affirme être fan de Robin des Bois. Par contre, d'autres, comme Christopher Nolan, se prennent un peu les pieds dans le tapis avec un personnage comme John Robin Blake, qui décide de prendre son prénom comme pseudo, dans The Dark Knight Rises. Les comics originaux ne sont pas exempts de ce genre de non-sens, comme lorsque Tim Drake (le troisième Robin) adopte le nom de "Drake" comme identité de héros tout en portant un masque, un choix si peu convaincant qu’il retournera d’ailleurs rapidement à son pseudonyme initial de Robin.

#5 Batman fait beaucoup trop d’effet à Nicole Kidman

Dans Batman : Le Défi, Michelle Pfeiffer livrait une performance mémorable en Catwoman, mélangeant sensualité et folie avec brio. Warner voulait reproduire cet effet dans Batman Forever, mais en ne retenant que l’aspect érotico-soft. Résultat : une tentative maladroite d’appliquer les codes des thrillers érotiques des années 1990 à un blockbuster familial. Nicole Kidman incarne le Dr. Chase Meridian, une psychiatre fascinée par Batman. Mais le personnage manque cruellement de profondeur, et Kidman enchaîne les scènes kitsch. La pire reste sans doute celle du Bat-Signal.

nicole kidman batman forever

Ici, Meridian allume le projecteur pour attirer Batman et lui faire un numéro de séduction assez grotesque. Elle lui avoue son attirance pour les "bad boys" et les blousons noirs avant de caresser les fameux Bat-tétons en plastique du costume (dont nous parlions déjà ici). C’est alors que, vêtue d’une simple nuisette noire et de talons aiguilles, le Dr. Meridian lâche un soupir proche de l’orgasme, largement amplifié au montage. La scène, d’un kitsch absolu, est à peine digne d’un roman de la collection Danielle Steel, mais reflète bien les dérives du style Schumacher.

#4 Le Joker devient le représentant de l'Iran à l’O.N.U

Oui, déjà rien que le titre de ce paragraphe semble tout droit sorti d’un sketch du Kamolox de Kad et Olivier. Cependant, cet événement s’est bel et bien produit dans les comics. Pire, cette péripétie aussi ridicule que gênante se produit lors de l’un des événements les plus tragiques de l’histoire du chevalier de Gotham : la saga Death in the Family (La Mort dans la Famille). En effet, malgré tout le drame entourant la mort prématurée et brutale de Jason Todd, alias le deuxième Robin, les auteurs ont jugé judicieux que cela se produise dans une intrigue encore plus folle que n’importe quel épisode de la déjà très folle série TV Batman 1966.

batman comics The Joker  Ambassador from Iran

Ainsi, après avoir tué le jeune acolyte de Batman, le Joker est approché par l'ayatollah Khomeini (leader de l'Iran dans les années 1980) et se voit offrir le rôle de représentant de l'Iran aux Nations Unies, un poste que le Joker accepte évidemment avec enthousiasme. En acceptant ce poste à l'ONU, le Joker a fait en sorte que la présence de Batman en Iran (où il est venu récupérer le corps de Robin) provoque un incident international. En plus d’être profondément débile, cette intrigue détruit toute l’émotion de son récit. Ici, ni Batman ni les fans n'ont eu le temps de digérer le meurtre de Robin, qu’on passe directement à une pitrerie complètement hors de propos.

#3 Mister Freeze, roi du stand-up

Soyons honnêtes : les scènes de Mister Freeze dans Batman & Robin sont un plaisir coupable absolu. Arnold Schwarzenegger, en combinaison fluo et fourrures polaires, transforme chaque réplique en un festival de jeux de mots désastreux. Son Freeze ne se contente pas de combattre Batman, il est aussi un humoriste de cabaret spécialisé en vannes douteuses : "Je crois que j’ai jeté un froid", "Je reste de glace", et l’inoubliable "Tu sais ce qui a tué les dinosaures ? L’Âge de Glace !" ponctuent chacune de ses apparitions.

Batman and Robin arnold schwarzenegger mister freeze

Le problème, c’est qu’en voulant faire de Mister Freeze un clown gaffeur, le film annihile toute la tragédie du personnage. Son histoire, celle d’un homme brisé cherchant à sauver sa femme, passe au second plan derrière un enchaînement de blagues de tonton et une scène où ses hommes de main chantent "I’m Mr. White Christmas". L’avantage, c’est que pris au dixième degré, ce Mister Freeze contribue largement à faire de ce film un nanar aussi fascinant qu’involontairement hilarant.

#2 Batman lutte contre le rock et le punk

Soyons clairs, il n’existe pas un seul Batman, mais une multitude de variations du personnage selon les auteurs qui s’en emparent. Si l’on peut comprendre que chacun adopte une approche plus ou moins sérieuse selon sa sensibilité, il est difficile de valider le Batman censeur du comics Batman : Fortunate Son. Dans cet épisode, Batman est prêt à corriger Robin si ce dernier écoute du rock ou, pire encore, du punk.

Batman : Fortunate Son batman vs punk

On y apprend que la dernière longue conversation entre Bruce Wayne et son père portait sur les méfaits de la musique rock. Depuis, Batman rêve d’étendre sa guerre contre le crime au milieu musical. Selon lui, écouter du punk empêche Robin de progresser, de se concentrer et de devenir un justicier aussi efficace que lui. On comprend mieux maintenant pourquoi Bat-Boomer tabasse avec autant de plaisir des légions de punks dans le mythique The Dark Knight Returns de Frank Miller.

#1 Batman et Superman sont copains de maman

Peu importe ce que l’on pense du travail de Zack Snyder sur l’univers DC, il est difficile de défendre la fameuse scène du "Martha!" dans Batman v Superman. Après avoir passé la majeure partie du film à bâtir une haine féroce entre Batman et Superman, le tournant majeur se produit lorsque Superman, en difficulté, crie "Tu laisses tuer Martha !" Martha étant bien sûr sa mère, capturée par Lex Luthor. Cependant, Batman a aussi une mère nommée Martha, ce qui déclenche chez lui une réaction inattendue.

batman vs superman martha scene

Plutôt que de poursuivre sa mission de vengeance, il se met à crier "Pourquoi as-tu dit ce nom ?!". C'est là que Lois Lane intervient pour expliquer que les deux mères portent le même prénom. Quelques instants plus tard, Batman et Superman sont amis, et Batman se présente à Martha Kent comme "un ami de votre fils". Bien que Snyder ait ensuite expliqué vouloir insister sur la connexion humaine entre les deux héros, le résultat n’en reste pas moins extrêmement maladroit et gênant, avec nos deux héros musculeux qui finissent par être copains, juste (!), parce que leurs maman respectives portent le même nom.

Et si les Bat-catastrophes vous amusent, vous pouvez également découvrir notre dossier Batman : 6 moments gênants qu’on voudrait bien oublier, parties 1 et 2 ou encore 8 Batmobiles ridicules qu’on voudrait bien oublier.

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Cinéphage, sérivore , passionné par tout ce qui fait et tout ceux qui font la pop culture. Je soigne ma curiosité maladive et compulsive en faisant des articles chez Hitek.

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Commentaires (4)
Hey! On touche pas à la trilogie Batman Unlimited! C'est sacré!
photo de profil de Par , il y a 18 heures Répondre
Ce qui est fou c’est que tant n’est pas compris le moment ”Martha” . Batman n’arrête pas le combat parce que leurs mères s’appellent pareil. Snyder a pourtant ajouté à la scène les flashback de l’assinat de ses parents pour qu’ on comprenne : donc, alors que Clark prononce le nom de sa mère et que Lois donne les explications, Batman revoit la scène de l’assassinat de ses parents et son père qui prononce le prénom de sa mère. Il se rend alors compte qu’il est en train de revivre la même scène sauf que c’est Superman qui est à la place de son père, et que lui est à la place de l’assassin. Il comprend qu’il va devenir le meurtrier d’un innocent et il jette sa lance.
Voilà, fallait juste réfléchir deux secondes.
photo de profil de Je vous explique... Par Je vous explique..., il y a 5 heures Répondre
Tout le monde a très bien compris, mais ça n'empêche pas que c'est mal joué, mal réalisé et surtout écrit avec les pieds. Ça n'a rien d'intelligent ni de subtil.

Quant au flashback du début, c'est pire : il alourdit le récit. Et c'est encore plus problématique avec des personnages comme ces deux-là, puisque tout le monde connaît leur histoire. Le fait de savoir que les deux mamans s'appellent Martha, ajouté au fait que le film commence en insistant lourdement sur ce point, puis te le rappelle tout du long, fait que tu as de l'avance sur les personnages. Or, si en tant que spectateur, tu te retrouves à avoir de l'avance sur les deux personnages principaux (qui, eux, sont surpris par cette donnée), d'un point de vue mécanique de narration, ça ne fonctionne plus.

Et puis, ce n'est pas parce que Snyder dit qu'il veut insister sur leur humanité à ce moment-là que cela change soudainement la nature des deux surhommes que tu as sous les yeux, surtout pour Batman, qui est censé être le meilleur détective du monde et certainement l'une des personnes les plus intelligentes du monde. Or, il devient soudain un pauvre benêt tout ramolli qui réalise que sa croisade anti-Superman n'a pas grand sens, un truc que tout le monde a compris depuis le début du film.

En soi, la scène de Martha n'est pas totalement absconse, mais elle ne peut pas servir de résolution sans paraître ridicule. Elle pourrait avoir lieu au début du film, rapidement, pour souligner avec simplicité la proximité de deux personnages que l'on croit différents, mais elle ne peut pas justifier l'armistice dans un combat entre un dieu et un fou.
photo de profil de Romero Par Romero, il y a 1 heure (en réponse à Je vous explique...) Répondre
Désolé, je voulais dire”que tant de gens n’aient pas compris”.
C’est chiant d’écrire sur une tablette...
photo de profil de Je vous explique... Par Je vous explique..., il y a 5 heures Répondre
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